Outils pour la gestion de l'eau en Wallonie

Directive Européenne

La Directive 2000/60/CE ou Directive cadre sur l’eau établit un cadre pour la protection et la gestion de l’eau, avec des objectifs complexes, des instruments et des obligations. (http://spw.wallonie.be/dce/spip.php?article1)

 

WALLONIE : POLITIQUE WALLONNE DE L’EAU : CODE DE L’EAU

L'eau fait partie du patrimoine commun de la Région wallonne. Le cycle de l'eau est géré de façon globale et intégrée, dans le constant souci d'assurer à la fois la qualité et la pérennité de la ressource, dans le cadre d'un développement durable.

http://environnement.wallonie.be/legis/Codeenvironnement/codeeaucoordonne.htm

 

OUTILS DE PLANIFICATION ET DE PROGRAMMATION

Gestion de l’eau par sous bassin hydrographique

Lutte contre les inondations

Production d’eau et gestion des eaux usées

Faune et flore aquatique : gestion, statut de protection et subside

L’eau et l’agriculture

Autres

Plantes invasives

Certaines plantes à fleurs sont appréciées pour leur beauté et la touche de couleur qu’elles apportent au paysage. Mais parmi elles se cachent des intrus : des plantes exotiques qui deviennent envahissantes. Celles-ci sont qualifiées de plantes invasives.

Une plante invasive, c’est quoi ?

 Introduites dans un milieu inadapté pour réguler leur développement, les plantes invasives se reproduisent de manière incontrôlable. N'ayant pas amenés avec elles leurs maladies et ravageurs, elles prennent peu à peu la place des plantes indigènes présentes sur notre territoire, elles représentent de ce fait une menace grandissante pour l’environnement et la biodiversité.

Qui sont-elles ? Où se cachent-elles ?

Les plus connues sont la Balsamine de l’Himalaya, la Renouée du Japon et la Berce du Caucase. Peut-être les avez-vous déjà croisées au détour d’une balade ou le long de la rivière….La Balsamine de l’Himalaya colonise principalement les abords des rivières tandis que la Berce du Caucase et la Renouée du Japon peuvent se développer aussi à l’intérieur des terres (le long d’un RAVeL par exemple).

Derrière leur belle allure, elles sont néfastes pour l’environnement… et pour la santé ! En effet, la Berce du Caucase peut causer de sévères brûlures au contact de sa sève qui est photo-sensibilisante.

Que faire pour les empêcher de se propager ?

Le Contrat de Rivière recense les populations de plantes invasives lors de l’inventaire de terrain. Sur base de cet inventaire, les gestionnaires des cours d’eau gèrent depuis quelques années la berce du Caucase. La balsamine de l’Himalaya commence à être gérée petit à petit. Pour la renouée du Japon, aucune technique actuelle n’est encore reconnue comme efficace.

Nous gérons en priorité les populations « sources » qui sont localisées en amont des ruisseaux.

Comment les reconnaître ?

Reconnaître ces plantes invasives et les gérer est à la portée de tous. Des informations sont disponibles:

-     sur le site Internet http://www.fsagx.ac.be/ec/gestioninvasives/Pages/Accueil.htm

-     Ou sur le site du Service Public de Wallonie : http://biodiversite.wallonie.be/fr/invasives.html?IDC=5632

-     Auprès de la cellule de coordination de votre comité local de rivière

Vous aussi vous pouvez nous aider...

...à les gérer : si vous en avez dans votre jardin ou si vous connaissez des personnes dans votre entourage qui y sont confrontés, n’hésitez pas à agir ! En cas de doute sur la plante ou sur la gestion, prenez contact avec votre comité de rivière qui vous conseillera (Hoyoux, Mehaigne, Geer ou Berwinne).

...à les recenser : si vous identifiez des populations de berces du Caucase ou de balsamines de l’Himalaya sur votre commune, vous pouvez transmettre l’information à votre commune ou au contrat de rivière. Ainsi, elles pourront être gérées au plus vite.

Bilan des gestions par le Contrat de rivière et ses partenaires :

  Tot gestion (h) Gestion CRMA (h)
2012 870 232
2013 1191 300

Quelques illustrations de ces plantes invasives :

Balsamine de l'HimalayaBerce du CaucaseRenouée du Japon

La dégradation des berges par le piétinement du bétail dans nos cours d’eau

Mise à jour :

Décembre 2015 - des nouvelles du projet "Coopération Berges" par Corentin AMAND, bachelier en agronomie

Souvenez-vous, en mars 2012 le Projet « Coopération Berges » a été lancé par les GAL Saveurs et Patrimoine en Vrai Condroz, Pays des Condruses et Pays des Tiges et Chavées. Ce projet avait pour objectifs d’apporter un soutien technique, administratif et financier aux éleveurs de 13 communes afin de limiter l’accès du bétail aux cours d’eau. La réalisation d’aménagements (pose de clôtures, d’abreuvoirs et de passerelles) permet de résoudre  la destruction des berges et du lit des rivières causée par l’accès du bétail.. 

Par la suite, des études ont été réalisées en 2013, 2014 et 2015 sur plusieurs stations du projet « Coopération berges » afin d’évaluer les effets des clôtures sur la qualité des berges et de l’eau. Les méthodes utilisées sont les sticks d’hypoxie, l’indice biotique et le relevé botanique. La première consiste à vérifier l’importance du colmatage et définir le niveau d’oxygène dans le substrat. La seconde méthode permet de déterminer la qualité de l’eau en prélevant des macro-invertébrés. Enfin, le relevé botanique a pour objectif d’inventorier et de quantifier les espèces de végétaux afin de faire un bilan sur la recolonisation des berges.

Il ressort de l’analyse des résultats un bilan positif, ce qui est très encourageant! Sur la majorité des stations étudiées, nous avons pu constater une amélioration de la qualité de l’eau. Une amélioration, concernant le colmatage du lit des rivières, a été relevée. Nous avons également observé  une recolonisation totale des berges par la végétation sur la totalité des stations. Cependant, l’accès du bétail aux cours d’eau n’est pas le seul responsable de la dégradation de celui-ci. En effet, les stations étudiées sont soumises à d’autres facteurs tels que des rejets d’eaux usées, des problèmes d’érosion des terres, la vidange d’un étang,…

Pour conclure, nous pouvons constater que la pose de clôtures empêchant l’accès du bétail aux cours d’eau a un impact positif sur celui-ci. Toutefois, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin car d’autres facteurs portent atteintes aux cours d’eau. 

Projet coopération berges

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Le 17 octobre 2013, le Gouvernement wallon a adopté un Arrêté organisant l’obligation de clôturer les berges des cours d’eau en prairies pâturées, ainsi qu’un Arrêté octroyant des subventions aux éleveurs pour l’équipement qui en résulte. 
 
Ceci implique: 
  1. Pour les anciennes communes ne disposant pas de dérogation: obligation de clôturer tous les cours d’eau non navigables classés pour le 31 décembre 2014.
  2. Pour les anciennes communes disposant d’une dérogation : non obligation de clôturer SAUF pour les cas suivants : 
    1. Obligation de clôturer tous les cours d’eau non navigables classés et non classés en zones de baignade et en zones amont des zones de baignade (zones prioritaires) pour le 31 mars 2014. 
    2. Obligation de clôturer tous les cours d’eau non navigables classés en site Natura 2000 pour le 31 décembre 2014.
    3. Les cours d’eau non navigables classés dans les masses d’eau à risque d’eutrophisation (reprises en annexe XIX bis de l’AGW du 17/10/2013) pour le 31 décembre 2014.
Les parcelles concernées par l'obligation sont reprises avec le code "BE" sur la Déclaration de superficie.
 

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La rivière et ses abords sont des milieux dont l’équilibre est fragile et instable. 
L’accès direct du bétail au cours d’eau provoque inévitablement des impacts directs ou indirects sur la faune et/ou la flore. Ils sont d’autant plus importants si la densité d’animaux à l’hectare est élevée, si les berges sont peu abruptes et les ruisseaux de petite taille.

betail cdE 1

La perte des profils abrupts des berges constitue un frein à la nidification pour certains oiseaux comme l’hirondelle de rivage ou le martin-pêcheur. Ces espèces étant fragiles et protégées, il est donc impératif de conserver ces endroits propices à la nidification. 
Une autre conséquence de l’érosion est le colmatage du lit de la rivière par les sédiments et donc un impact sur le potentiel de frai des poissons et la présence d’invertébrés... 
L’élargissement du lit du cours d’eau contribue, sur les petits cours d’eau, à la banalisation des habitats piscicoles et à l’échauffement de l’eau.

betail cdE 2

Le broutement et le piétinement répétés des animaux engendrent une disparition ou un appauvrissement de la végétation protectrice de la rive, ce qui provoque : 

  • l’apparition d’encoches d’érosion (absence de réseau racinaire consolidant la berge) ;  
  • la disparition d’habitats et de zones ombragées créées par le système racinaire saillant dans le cours d’eau et par les parties aériennes de la ripisylve ; 
  • une altération de la qualité physico-chimique des eaux. Les fertilisants et les matières organiques excédentaires issues d’épandages ne sont plus piégés par la végétation des berges.

D’autre part, l’accès du bétail au cours d’eau entraîne des défécations répétées dans la rivière, avec pour effet l’accumulation de molécules eutrophisantes (ammonium, nitrates) ou toxiques (nitrites) et de bactéries pathogènes.

betail cdE 3

Des nouvelles du projet « Coopération Berges »


Souvenez-vous, en mars 2012 le Projet « Coopération Berges » a été lancé par les GAL Saveurs et Patrimoine en Vrai Condroz, Pays des Condruses et Pays des Tiges et Chavées. Ce projet avait pour objectifs d’apporter un soutien technique, administratif et financier aux éleveurs de 13 communes afin de limiter l’accès du bétail aux cours d’eau. La réalisation d’aménagements (pose de clôtures, d’abreuvoirs et de passerelles) permet de résoudre  la destruction des berges et du lit des rivières causée par l’accès du bétail..

Par la suite, des études ont été réalisées en 2013, 2014 et 2015 sur plusieurs stations du projet « Coopération berges » afin d’évaluer les effets des clôtures sur la qualité des berges et de l’eau. Les méthodes utilisées sont les sticks d’hypoxie, l’indice biotique et le relevé botanique. La première consiste à vérifier l’importance du colmatage et définir le niveau d’oxygène dans le substrat. La seconde méthode permet de déterminer la qualité de l’eau en prélevant des macro-invertébrés. Enfin, le relevé botanique a pour objectif d’inventorier et de quantifier les espèces de végétaux afin de faire un bilan sur la recolonisation des berges.

Il ressort de l’analyse des résultats un bilan positif, ce qui est très encourageant! Sur la majorité des stations étudiées, nous avons pu constater une amélioration de la qualité de l’eau. Une amélioration, concernant le colmatage du lit des rivières, a été relevée. Nous avons également observé  une recolonisation totale des berges par la végétation sur la totalité des stations. Cependant, l’accès du bétail aux cours d’eau n’est pas le seul responsable de la dégradation de celui-ci. En effet, les stations étudiées sont soumises à d’autres facteurs tels que des rejets d’eaux usées, des problèmes d’érosion des terres, la vidange d’un étang,…

Pour conclure, nous pouvons constater que la pose de clôtures empêchant l’accès du bétail aux cours d’eau a un impact positif sur celui-ci. Toutefois, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin car d’autres facteurs portent atteintes aux cours d’eau.

 

Corentin AMAND, bachelier  en agronomie

Assainissement des eaux usées

 

L’usage de l’eau dans notre vie de tous jours par les ménages et par les industries génère des eaux usées qui doivent être épurées avant d’être rejetée dans l’environnement.

Comment s’organise l’épuration des eaux usées en Région Wallonne ?

Depuis 2003, les Plan d’Assainissement par Sous-bassin Hydrographique (PASH) sont d’application, ils succèdent aux Plan Communaux Généraux d’Egouttage. Il existe ainsi un PASH pour le Bassin de la Meuse Aval. Ce plan organise l’épuration sur base des bassins versants afin d’optimiser la collecte des eaux usées et leur traitement.

En fonction de la densité de population et de la dispersion de l’habitat, trois types de régime d’assainissement  se distinguent :

  • Les zones d’assainissement collectif : les habitations doivent être connectées à l’égout communal (s’il existe), les égouts communaux sont connectés à un collecteur qui achemine les eaux usées à une station d’épuration. Ce sont principalement les zones urbaines, les villages à habitat groupé.
  • Les zones d’assainissement autonome : les habitations doivent s’équiper d’une station d’épuration individuelle. C’est obligatoire pour les nouvelles constructions et incité par des primes pour les habitations existantes. Ce sont principalement les habitations dispersées, les plus petit village et hameaux loin des réseaux de collecte des eaux usées.
  • Les zones d’assainissement transitoire : Ce sont les zones dont le statut n’a pas encore été attribué et qui mérite une étude supplémentaire au cas par cas.

pash

Toute personne peut le consulter afin de connaitre le régime d’assainissement de son habitation. Le service urbanisme/environnement de votre commune peut également vous le renseigner.

Les grandes industries qui génèrent des eaux usées chargées de polluants spécifiques doivent épurer leurs eaux en interne. Le permis d’exploiter des entreprises leur impose des normes très strictes en matière de rejet.

 

Qui finance et construit les réseaux de collecte et les stations d’épuration ?

La Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE) assure la coordination et le financement du réseau de collecte des eaux usées et de son épuration.

Les intercommunale, AIDE pour la Province de Liège et INASEP pour la Province de Namur, ont pour rôle la construction des ouvrages de collecte (collecteur) et d’épuration.

Les communes ont pour charge de poser les égouts dans les zones d’assainissement collectives. Ces chantier d’envergure et coûteux sont subventionnés par la SPGE via les plans triennaux communaux.

Le particulier doit connecter son rejet d’eau usée à l’égout (assainissement collectif), ou se doter d’une station d’épuration individuelle. 

Quel est le rôle de la cellule de coordination du Contrat de rivière ?

  • L’inventaire de terrain permet de déceler les anomalies de collecte des eaux usées , les rejets ainsi relevés permettent aux partenaires de réaliser les actions nécessaires à la résolution de ces problèmes.
  • Nous favorisons la concertation entre les acteurs : riverains, autorité communale et intercommunale.
  • Nous informons régulièrement les riverains sur leurs obligations en matière d’épuration.
  • En cas de pollutions accidentelles, nous relayons l’information et veillons au bon déroulement des opérations de nettoyage (Plan d’information en Urgence pour le bassin de la Mehaigne).

rejet

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Les Inondations par débordement de cours d’eau

 

Route inondée

Les inondations sont des phénomènes naturels dont l’homme n’a pas la maîtrise.
Evitons donc toute construction en zone inondable…

Qui dit rivière dit… risque d’inondation. Cette thématique interpelle bien que l’être humain a très peu d’emprise sur ces catastrophes naturelles. Il n’existe pas UNE solution pour lutter contre les inondations et seule la multiplication de petites actions successives (zone inondables temporaires, plantations de haies, entretien des avaloirs…) peut parfois permettre d’en réduire les effets.

Depuis plus de 10 ans, la Région Wallonne met en place des outils de gestion et d’information sur cette thématique. Citons notamment les outils suivants :

  • Approbation du plan « PLUIES » - Prévention et Lutte contre les Inondations et leurs Effets sur les Sinistrés
  • Mise en place du Groupe Transversal Inondation (GTI)
  • Mise en place de la cellule GISER – Gestion Intégrée Sol, Erosion, Ruissellement
  • Cartographie de l’aléa inondation par débordement de cours d’eau (consultable sur Internet)
  • Cartographie des crues en temps réel  (consultable sur Internet)

Mais aussi plus spécifiquement :

  • En 2006, grâce à un projet européen Interreg, appelé « INUNDA », une étude complète du bassin de la Mehaigne a été menée déterminant plusieurs sites à aménager afin de réduire l’impact des inondations dans les zones habitées.
  • En 2008, suite à un important épisode de crues survenu à Dalhem, bassin de la Berwinne, une étude semblable a été menée à la demande du SPW par l’Université de Liège.

Ces études permettent d’avoir une vision globale sur le bassin. Ainsi la réalisation de plusieurs ouvrages successifs est généralement bien plus efficace que la construction d’un bassin d’orage surdimensionné en bout de bassin.

Prairie inondée 1Prairie inondée 2

D’autre part, depuis 2011, le Service Public de Wallonie a formalisé un questionnaire d’enquête afin de récolter un maximum d’informations auprès des communes lors de certains épisodes de crues. Ces enquêtes ont pour objectifs d’améliorer les connaissances des différents bassins et de mettre à jour la cartographie de l’aléa inondation.

Les Contrats de rivière ont officiellement été mandatés pour aider les communes à compléter ces formulaires d’enquête et à les transmettre aux gestionnaires régionaux.

Notre cellule de coordination s’implique également dans cette problématique par des actions spécifiques telles que :

  • L’organisation de réunions de coordination regroupant les communes d’un sous-bassin hydrographique
  • L’appui administratif régulier des communes lors d’épisodes de crue
  • L’analyse de l’impact des inondations lors d’épisodes de crue
  • La diffusion d’informations permettant d’éviter certains désagréments liés aux inondations
  • La proposition d’aménagement de sites spécifiques en « zone inondable temporaire »
  • La préservation et/ou l’aménagement de zones humides naturelles

 Débordement 1Débordement 2

 

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Contrat de rivière Meuse Aval et affluents

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