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La dégradation des berges par le piétinement du bétail dans nos cours d’eau

Mise à jour :

Décembre 2015 - des nouvelles du projet "Coopération Berges" par Corentin AMAND, bachelier en agronomie

Souvenez-vous, en mars 2012 le Projet « Coopération Berges » a été lancé par les GAL Saveurs et Patrimoine en Vrai Condroz, Pays des Condruses et Pays des Tiges et Chavées. Ce projet avait pour objectifs d’apporter un soutien technique, administratif et financier aux éleveurs de 13 communes afin de limiter l’accès du bétail aux cours d’eau. La réalisation d’aménagements (pose de clôtures, d’abreuvoirs et de passerelles) permet de résoudre  la destruction des berges et du lit des rivières causée par l’accès du bétail.. 

Par la suite, des études ont été réalisées en 2013, 2014 et 2015 sur plusieurs stations du projet « Coopération berges » afin d’évaluer les effets des clôtures sur la qualité des berges et de l’eau. Les méthodes utilisées sont les sticks d’hypoxie, l’indice biotique et le relevé botanique. La première consiste à vérifier l’importance du colmatage et définir le niveau d’oxygène dans le substrat. La seconde méthode permet de déterminer la qualité de l’eau en prélevant des macro-invertébrés. Enfin, le relevé botanique a pour objectif d’inventorier et de quantifier les espèces de végétaux afin de faire un bilan sur la recolonisation des berges.

Il ressort de l’analyse des résultats un bilan positif, ce qui est très encourageant! Sur la majorité des stations étudiées, nous avons pu constater une amélioration de la qualité de l’eau. Une amélioration, concernant le colmatage du lit des rivières, a été relevée. Nous avons également observé  une recolonisation totale des berges par la végétation sur la totalité des stations. Cependant, l’accès du bétail aux cours d’eau n’est pas le seul responsable de la dégradation de celui-ci. En effet, les stations étudiées sont soumises à d’autres facteurs tels que des rejets d’eaux usées, des problèmes d’érosion des terres, la vidange d’un étang,…

Pour conclure, nous pouvons constater que la pose de clôtures empêchant l’accès du bétail aux cours d’eau a un impact positif sur celui-ci. Toutefois, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin car d’autres facteurs portent atteintes aux cours d’eau. 

Projet coopération berges

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Le 17 octobre 2013, le Gouvernement wallon a adopté un Arrêté organisant l’obligation de clôturer les berges des cours d’eau en prairies pâturées, ainsi qu’un Arrêté octroyant des subventions aux éleveurs pour l’équipement qui en résulte. 
 
Ceci implique: 
  1. Pour les anciennes communes ne disposant pas de dérogation: obligation de clôturer tous les cours d’eau non navigables classés pour le 31 décembre 2014.
  2. Pour les anciennes communes disposant d’une dérogation : non obligation de clôturer SAUF pour les cas suivants : 
    1. Obligation de clôturer tous les cours d’eau non navigables classés et non classés en zones de baignade et en zones amont des zones de baignade (zones prioritaires) pour le 31 mars 2014. 
    2. Obligation de clôturer tous les cours d’eau non navigables classés en site Natura 2000 pour le 31 décembre 2014.
    3. Les cours d’eau non navigables classés dans les masses d’eau à risque d’eutrophisation (reprises en annexe XIX bis de l’AGW du 17/10/2013) pour le 31 décembre 2014.
Les parcelles concernées par l'obligation sont reprises avec le code "BE" sur la Déclaration de superficie.
 

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La rivière et ses abords sont des milieux dont l’équilibre est fragile et instable. 
L’accès direct du bétail au cours d’eau provoque inévitablement des impacts directs ou indirects sur la faune et/ou la flore. Ils sont d’autant plus importants si la densité d’animaux à l’hectare est élevée, si les berges sont peu abruptes et les ruisseaux de petite taille.

betail cdE 1

La perte des profils abrupts des berges constitue un frein à la nidification pour certains oiseaux comme l’hirondelle de rivage ou le martin-pêcheur. Ces espèces étant fragiles et protégées, il est donc impératif de conserver ces endroits propices à la nidification. 
Une autre conséquence de l’érosion est le colmatage du lit de la rivière par les sédiments et donc un impact sur le potentiel de frai des poissons et la présence d’invertébrés... 
L’élargissement du lit du cours d’eau contribue, sur les petits cours d’eau, à la banalisation des habitats piscicoles et à l’échauffement de l’eau.

betail cdE 2

Le broutement et le piétinement répétés des animaux engendrent une disparition ou un appauvrissement de la végétation protectrice de la rive, ce qui provoque : 

  • l’apparition d’encoches d’érosion (absence de réseau racinaire consolidant la berge) ;  
  • la disparition d’habitats et de zones ombragées créées par le système racinaire saillant dans le cours d’eau et par les parties aériennes de la ripisylve ; 
  • une altération de la qualité physico-chimique des eaux. Les fertilisants et les matières organiques excédentaires issues d’épandages ne sont plus piégés par la végétation des berges.

D’autre part, l’accès du bétail au cours d’eau entraîne des défécations répétées dans la rivière, avec pour effet l’accumulation de molécules eutrophisantes (ammonium, nitrates) ou toxiques (nitrites) et de bactéries pathogènes.

betail cdE 3

Des nouvelles du projet « Coopération Berges »


Souvenez-vous, en mars 2012 le Projet « Coopération Berges » a été lancé par les GAL Saveurs et Patrimoine en Vrai Condroz, Pays des Condruses et Pays des Tiges et Chavées. Ce projet avait pour objectifs d’apporter un soutien technique, administratif et financier aux éleveurs de 13 communes afin de limiter l’accès du bétail aux cours d’eau. La réalisation d’aménagements (pose de clôtures, d’abreuvoirs et de passerelles) permet de résoudre  la destruction des berges et du lit des rivières causée par l’accès du bétail..

Par la suite, des études ont été réalisées en 2013, 2014 et 2015 sur plusieurs stations du projet « Coopération berges » afin d’évaluer les effets des clôtures sur la qualité des berges et de l’eau. Les méthodes utilisées sont les sticks d’hypoxie, l’indice biotique et le relevé botanique. La première consiste à vérifier l’importance du colmatage et définir le niveau d’oxygène dans le substrat. La seconde méthode permet de déterminer la qualité de l’eau en prélevant des macro-invertébrés. Enfin, le relevé botanique a pour objectif d’inventorier et de quantifier les espèces de végétaux afin de faire un bilan sur la recolonisation des berges.

Il ressort de l’analyse des résultats un bilan positif, ce qui est très encourageant! Sur la majorité des stations étudiées, nous avons pu constater une amélioration de la qualité de l’eau. Une amélioration, concernant le colmatage du lit des rivières, a été relevée. Nous avons également observé  une recolonisation totale des berges par la végétation sur la totalité des stations. Cependant, l’accès du bétail aux cours d’eau n’est pas le seul responsable de la dégradation de celui-ci. En effet, les stations étudiées sont soumises à d’autres facteurs tels que des rejets d’eaux usées, des problèmes d’érosion des terres, la vidange d’un étang,…

Pour conclure, nous pouvons constater que la pose de clôtures empêchant l’accès du bétail aux cours d’eau a un impact positif sur celui-ci. Toutefois, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin car d’autres facteurs portent atteintes aux cours d’eau.

 

Corentin AMAND, bachelier  en agronomie

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