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Les gouttes d'eau qui forment le Contrat de rivière

Traitement du Geer : l'ensemencement en bactéries

Post 4 mars 2016 By In Actualités

De nombreux médias, tant de la presse écrite que de l'audio-visuel sont venus à la rencontre du Comité Local Geer du Contrat de Rivière Meuse Aval à l'occasion de l'ensemencement du Geer en bactéries. Retrouvez les nombreux articles ci-dessous.

Ensemencement du Geer

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Par Martial Gilot - 02 mars 2016

 

Le Geer est sujet à un important envasement organique, en raison de sa faible pente et des rejets directs d'eaux usées. Idéalement, les eaux devraient être traitées en amont dans des stations d'épurations. Mais cette épuration n'est encore que partielle et elle va le rester dans les prochaines années. En attendant, une autre solution est appliquée sur le Haut-Geer: l'ensemencement de bactéries dans les égouts et directement dans la rivière. Le Haut-Geer est la partie de la rivière qui va de sa source de Lens-Saint-Servais, sur la commune de Geer, jusqu'à la frontière linguistique, là où il entre sur le territoire de Tongres. Une partie de ce tronçon est géré par la Province de Liège et l'autre par la Région Wallonne. Ce traitement biologique a débuté en 2004, à l'initiative de la commune de Geer et de la Province de Liège. Le Comité Local Geer du Contrat de rivière Meuse aval a encouragé son extension et assuré la liaison entre les différents partenaires. Sandra Godfroid est la coordinatrice du Comité Local Geer : " Au niveau d’une rivière, normalement il y a une dynamique naturelle qui permet de dégrader des matières. Ici, la quantité de matières organiques qu’elle reçoit est trop importante et donc on a avec un ensemencement en bactéries un apport de bactéries qui va permettre de dégrader cette matière organique. "

Le détail du traitement

Ce traitement a été mis au point et appliqué par la société bruxelloise Idrabel. Comment fonctionne-il ? Stéphane Bronchart du département technique d'Idrabel : " Le traitement bio se base, dans le cas du Geer, sur la réinstauration du système auto-épuratif de la rivière. Au niveau des réseaux d’égouts, on traite à partir des taques de départ, là on utilise un produit fin, qui va petit à petit coloniser tout le réseau d’égouts, permettre non seulement la dégradation des graisses, des dépôts organiques mais également traiter les matières en suspension au fur et à mesure de leur passage. Le rejet en rivière est exempt de matières en suspension après quelques mois de traitement. Dans un même temps, on va épandre du produit " grosse granulométrie " au niveau de la rivière en tant que telle. Il va se déposer sur la vase et là dégrader la matière organique. On peut aller en 18 mois jusqu’à plus de 50 pourcents de diminution de hauteur de vase."

Cette solution est moins coûteuse et moins invasive qu’un curage, explique Sandra Godfoid : " C’est moins cher de toutes façons et en plus le curage va provoquer une dégradation au niveau des berges, au niveau de l’écosystème, tandis qu’ici avec le traitement biologique on ne touche pas à cela. "

De bons résultats encourageant à étendre l'action

Après avoir été appliqué aux autres parties provinciales du Haut-Geer, le traitement vient de l'être à un premier tronçon dépendant de la Région avec de bons résultats. Sandra Godfroid : " D’abord une réduction des hauteurs de vase, plus ou moins d’une quarantaine de pourcents à une septantaine de pourcents de réduction de hauteur de vase. Le volume de vase qui est retiré, c’est un volume dégagé aussi pour l’eau et donc d’office on a un effet positif pour les débordements des cours d’eau. " "Si vous avez 10 centimètres de diminution de hauteur de vase", renchérit Stéphane Bronchart, "vous avez votre niveau d’eau par temps sec qui baisse également de 10 centimètres. La partie provinciale qu’on a traitée de 2004 à 2006, depuis qu’on a fait les traitements, il n’y a plus jamais eu de débordement, donc d’inondations, qui étaient quand même assez régulières avant. "

La coordinatrice du Comité Local Geer du Contrat de rivière Meuse aval conclut: "Maintenant, l’idée c’est, vu qu’on a eu des bons résultats ici dans la partie traitée, de pouvoir continuer dans la partie avale sur la commune d’Oreye et alors au final on aura l’ensemble de la partie Haut-Geer qui sera prise en charge en attendant les infrastructures. "

 

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Par André Wery - 03 mars 2016

Depuis 2005, des bactéries sont semées pour traiter biologiquement le Geer. Premier bilan et perspective…

Elles sont moins visibles et leur action est plus discrète qu’une station d’épuration mais les bactéries se profilent comme une arme particulièrement efficace pour tenter de faire sortir le Geer de sa convalescence.

L’expérience d’ensemencement de bactéries dans le Geer et les égouts (lire ci-contre) lancée en 2005 par le Contrat de rivière Meuse aval avec une société spécialisée est positive et va être prolongée. Voici les premiers résultats et leurs conséquences.

1. Lutte contre les inondations Les bactéries agissent sur la vase organique… ce qui permet logiquement de réduire l’envasement. Une diminution qui varie entre 35 et 71%. «C’est bien plus efficace que le curage», souligne Julien Mols qui lança ce projet lorsqu’il était coordinateur local du contrat de rivière Meuse aval. C’est aussi plus efficace et nettement moins cher. « Le coût de l’ensemence biologique est presque 10 fois moins élevé que le coût du curage», affirme la nouvelle coordinatrice. Et réduire l’envasement, c’est lutter contre de possibles inondations.

2. Moins d’odeur Avec des égouts qui se jettent directement dans la rivière, pas étonnant que l’odeur du Geer ne soit pas toujours agréable. Cette odeur provient de la vase. La réduire ou permettre que celle-ci s’écoule plus facilement améliore cet aspect olfactif.

3. Qualité des eaux Les bactéries permettent une meilleure oxygénation de cette rivière qui a peu de courant. Avec un impact positif sur la qualité des eaux, saluée par les homologues flamands (après Oreye, le Geer passe en Flandre). «Le but est que la rivière puisse s’auto-épurer », indique un des représentants de la société Idrabel.

4. À défaut de station d’épuration Waremme espérait la construction d’une nouvelle station d’épuration (à Grand-Axhe) en 2015, ce qui aurait permis d’améliorer un nouveau tronçon du Geer. La Région wallonne a cependant revu les priorités et la station ne sera pas construite avant… 2020. Le traitement bactériologique permet malgré tout d’améliorer la qualité des eaux.

5. Des projets ailleurs

La société spécialisée qui travaille sur le Geer est déjà active du côté de Moresnet. Mais convaincus par les premiers résultats, les responsables du Contrat rivière Meuse aval envisagent de mettre en place un ensemencement à Ciplet. Il faut cependant que la Commune de Braives accepte de payer l’ensemence des égouts. Un coût apparemment dérisoire par rapport aux effets positifs engendrés.

Dans quelles situations utiliser les bactéries ?

1. Dans la rivière : un traitement actif pendant 7 ans 

Geer 2C'est la partie la plus visible de l’action : en barque, canot, il faut semer les bactéries sur la rivière. La société qui opère préconise deux épandages sur un an. Les bactéries joueront ensuite leur rôle pendant 7 ans. C’est le traitement le plus coûteux des deux : 4,50 € par m2 . Un coût prix en charge par la Région.

 2. Dans les égouts : à charge des Communes

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Pour que le traitement soit efficace, il faut aussi s’occuper des égouts non connectés à une station d’épuration. À Oreye, par exemple, cela représente 30 % des habitations. Ce traitement est fonction du nombre d’équivalent par habitant. La première année, il faut compter 3 € par habitant concerné mais l’ensemencement doit être fait toutes les semaines.

Diminutions de la vase: un avant-après

Une photo pris sur le Geer, entre Lens-Saint-Servais, en 2005

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Et en 2012

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Par Christophe Caubergh - 03 mars 2016

La Meuse traitement biologoqie du Geer

RTC

On prend la direction des rives du Geer. La rivière bénéficie d'un traitement biologique. Il s'agit d'un ensemencement des eaux de surface en bactéries pour aider à dégrader la matière organique.

Sandra   Geer

 

Logo DH

Par A. Vbb - 03 mars 2016

 LaDH Liège 3 mars 2016

 

Waremme

Bulletin communal d'avril 2016 

AC Waremme Geer plus propre 0416

 

Last modified on vendredi 15 avril 2016 09:50
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